« Que dirons les autres si je le faisais », « si j’échoue les gens se moqueront de moi », « je n’ai pas les compétences pour y arriver », « ce n’est pas sûr que je puisse le réussir », beaucoup d’entre nous se sont déjà retrouvés en train de se murmurer ces phrases. Mais comme nous le lirons dans l’histoire d’Anne, la peur de l’échec n’est pas incurable.

L’histoire d’Anne

Je venais de finir ma licence en Banque et Assurance avec mention très bien. J’étais au chômage et sans réelle perspective. Après deux années de stage dans deux banques de la place, je n’avais toujours pas pu signer mon premier contrat. Incapable de prendre en charge mes dépenses quotidiennes, je vivais au crochet de mon petit ami qui d’ailleurs en profitait pour me malmener de temps à autre.

J’avais donc essayé de lancer une boutique en ligne de vêtement. Echec. Les clientes voulaient bien faire des achats, mais uniquement à crédit. J’ai donc arrêté très vite. Mon petit ami a passé son temps à se moquer de moi, me traitant d’incapable, de dilapidatrice d’argent etc. Mais j’étais douée pour la cuisine et tout le monde s’accordait sur cela. Je me suis dit, mais pourquoi ne pas commencer par proposer mes talents de cuisinière au gens ?

Mon petit ami m’a fait vite renoncer à cette idée. Il m’a rappelé mon échec cuisant dans le commerce en ligne. J’étais désespérée, j’avais honte de moi et je n’osais plus prendre d’initiative. Finalement mon petit ami m’a laissé pour une autre qui avait, elle, des revenus. J’étais tellement triste et frustrée. Mon estime en moi avait drastiquement chuté.

Puis un jour…

Puis un jour, je rencontrais Yasmine une ancienne camarade de classe. Elle m’a parlé avec passion et enthousiasme de son restaurant qu’elle avait ouvert dans une ville voisine. Elle m’a alors invité à valoriser mes talents culinaires en me lançant dans la restauration. Elle m’a parlé un peu de la façon dont elle gérait son restaurant, m’a donné quelques astuces sur comment débuter avec peu de fonds, etc.

A son départ, j’étais ragaillardie. Je n’avais qu’une seule envie, lancer mon restaurant. Je ne me souciais plus des critiques et commentaires désobligeants que mon entourage pourrait faire sur moi. J’avais un modèle qui avait réussi par ce chemin : Yasmine. J’ai alors fais le tour du quartier pour voir ce qui ne se vendait pas encore. J’ai mis un kiosque à mon portail et ai commencé la vente de niébé au gari communément appelé : « ABOBO ».

L’importance de la confiance en soi

Ça a été un succès foudroyant, les élèves, les conducteurs de taxi moto, les fonctionnaires, etc. faisaient la queue pour acheter à mon kiosque. Je suis passée d’une casserole par jour à deux et ainsi de suite. J’ai ensuite ouvert un deuxième kiosque de l’autre côté de la ville et embauché du personnel. Aujourd’hui, je suis une femme épanouie.

Lors d’une formation en entrepreneuriat, j’ai rencontré Mohamed ;  nous nous sommes mariés entre temps. Il me soutient énormément dans mon entreprise et nous comptons ouvrir bientôt un restaurant avec des mets typiquement béninois. Maintenant, j’ai pleinement confiance en moi et je n’ai plus peur de m’engager dans de nouveaux projets. Je donne même des formations de motivation à de jeunes femmes.

Avis A. Jones-Deweever

Mes conseils pour vaincre la peur de l’échec 

  1. Sache que tu ressentiras toujours de la peur quand tu seras sur le point d’entamer de nouvelles choses qui nécessitent que tu sortes de ta zone de confort.
  2. C’est donc le moment où tu dois te dire que ce que tu es sur le point de lancer est important et agir pour le faire de ton mieux.
  3. Pour réussir, il faut toujours vaincre sa peur de l’échec. Il faut comprendre que dans tout ce qu’on initie, il y a toujours un risque d’échec. Cela permet de relativiser ce risque, de voir le bon côté des choses, d’en tirer un enseignement positif et surtout, se fixer des objectifs atteignables. Dis-toi que de toutes manières, on apprend de ses échecs. Mais le plus important c’est :

« Apprend à croire en toi-même et en ta capacité à réussir. »

DEBBO umma

Pour aller plus loin :

Une pensée sur “Echec à l’échec: surmonter la peur de l’échec”

  1. C’est encourageant de lire Ce témoignage. On dit souvent que tout ce que l’esprit peut concevoir et croire, Il peut le réaliser. Chacun doit se focaliser sur ses talents. Il n’ y a aucun sous métier.

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